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Contrôle Chiron : comment se passe un contrôle taxi en Flandre ?

Un contrôle taxi ne se gagne pas au moment où l'agent vous arrête. Il se gagne avant — dans votre organisation, vos documents, votre logiciel et votre capacité à prouver que chaque course est proprement enregistrée.

En bref

Avec Chiron, les exploitants doivent transmettre leurs informations de course dans une base centrale. Les services compétents — police, communes, Département MOW — ont accès aux données nécessaires. Un contrôle peut porter sur les documents, l'équipement et la capacité à produire les données demandées.

Pourquoi Chiron change les contrôles

Avant, un contrôle reposait beaucoup sur :

  • documents papier ;
  • feuilles de route ;
  • déclarations du chauffeur ;
  • vérifications après coup.

Avec Chiron, l'administration dispose d'une base centrale des courses. Le gouvernement flamand présente Chiron comme la base vers laquelle l'exploitant doit envoyer les informations de ses trajets — après inscription, tests, puis passage en production.

Concrètement, la conformité ne se limite plus à « avoir les documents dans la voiture ». Il faut aussi que les données soient correctement enregistrées, conservées et présentables.

Qui peut contrôler ?

La réglementation prévoit l'accès à la base de données pour plusieurs acteurs, notamment :

  • les communes ;
  • les exploitants pour leurs propres données ;
  • la police ;
  • le Département Mobilité et Travaux publics ;
  • les services publics chargés de la gestion administrative ou du contrôle ;
  • certains services fédéraux lorsqu'ils sont autorisés à connaître les données.

C'est important : le contrôle ne dépend pas uniquement d'un document que le chauffeur montre ou ne montre pas. Il peut aussi porter sur les données accessibles ou demandées.

Que vérifie un contrôle taxi ?

1. Le chauffeur

L'agent peut vérifier :

  • l'identité du chauffeur ;
  • le permis de conduire ;
  • la carte chauffeur (bestuurderspas) ;
  • la validité de la carte ;
  • l'autorisation de travailler ;
  • la capacité du chauffeur à produire les documents demandés.

La réglementation prévoit que chaque conducteur qui effectue un service IBP doit avoir sa carte chauffeur avec lui à tout moment.

2. Le véhicule

  • la carte d'autorisation du véhicule ;
  • l'immatriculation ;
  • la correspondance entre véhicule et licence ;
  • l'équipement à bord ;
  • le taxilicht pour les véhicules concernés ;
  • le respect des règles de stationnement ou de périmètre.

3. Les données de course

C'est ici que Chiron devient central. L'agent peut demander les données liées à la course ou au service. L'arrêté prévoit que le chauffeur doit pouvoir présenter les données sécurisées, et que l'exploitant/intermédiaire doit les conserver pendant sept ans.

Cela concerne notamment :

  • l'identification de la course ;
  • le véhicule et le chauffeur ;
  • les horaires et lieux de départ/arrivée ;
  • le prix ;
  • le titre de transport ;
  • l'état de service.

Comment se déroule un contrôle ?

Étape 1 — Arrêt du véhicule ou contrôle ciblé

Sur la route, près d'un aéroport, d'une station taxi, ou lors d'une opération ciblée. Le chauffeur doit rester calme — ce n'est pas le moment d'improviser.

Étape 2 — Vérification des documents

Carte chauffeur, carte d'autorisation, documents du véhicule, éléments permettant d'identifier la course. Une carte absente, expirée ou difficile à prouver peut déjà créer un problème.

Étape 3 — Vérification de l'équipement et des données

L'agent vérifie si l'équipement ou le logiciel permet d'enregistrer les données, de produire les informations demandées, de générer un titre de transport et un état de service.

Données impossibles à produire ou incomplètes : 350 €. Données fournies mais non stockées de manière sécurisée : 300 €. Voir le détail des montants dans notre guide amendes taxi Flandre.

Étape 4 — Constatation éventuelle

Si l'agent constate une ou plusieurs infractions, elles peuvent être reprises sur le même formulaire. Si la somme n'est pas perçue au moment du contrôle, le formulaire peut être remplacé par un procès-verbal.

Étape 5 — Conséquences administratives

Un contrôle ne s'arrête pas toujours à l'amende. Si le dossier montre des manquements répétés ou graves, la commune peut suspendre ou retirer la licence.

Les erreurs qui font mal lors d'un contrôle

Erreur 1 — « Mon chauffeur sait quoi faire »

Un chauffeur stressé peut oublier une étape. Il faut une procédure simple : démarrer, terminer, vérifier l'enregistrement, savoir quoi montrer.

Erreur 2 — « Les données sont quelque part »

« Quelque part » n'est pas suffisant. Données dispersées entre Uber, Bolt, WhatsApp, Excel et papier = risque accru.

Erreur 3 — « Je peux régulariser après »

L'objectif est d'être en ordre au moment du contrôle, pas de reconstruire le dossier après coup.

Erreur 4 — « Chiron, c'est seulement technique »

Chiron est technique dans sa mise en œuvre, mais réglementaire dans ses conséquences. L'exploitant doit s'assurer que son organisation permet d'envoyer, conserver et produire les bonnes données.

Checklist avant chaque service

Avant de commencer

  • carte chauffeur valide ;
  • véhicule correct ;
  • app ouverte, connexion active ;
  • documents accessibles.

Au départ

  • course démarrée dans l'app ;
  • bon véhicule et bon chauffeur ;
  • client et trajet corrects.

À l'arrivée

  • course terminée ;
  • prix enregistré ;
  • titre de transport générable ;
  • données sauvegardées.

En cas de panne

  • prévenir l'exploitant ;
  • noter heure et trajet ;
  • suivre la procédure interne ;
  • ne pas improviser.

En cas de problème d'équipement pendant la course, l'arrêté prévoit que le chauffeur informe le client, fixe le montant, termine la course, puis arrête le service avec ce véhicule tant que le problème persiste.

Ce que l'exploitant doit vérifier chaque semaine

  • courses sans départ ou sans arrivée ;
  • courses sans prix ;
  • chauffeurs actifs sans carte valide ;
  • véhicules sans autorisation correcte ;
  • erreurs d'envoi Chiron ;
  • documents expirés ;
  • courses générées hors logiciel principal.

Pourquoi TaxiGer aide lors d'un contrôle

TaxiGer centralise l'exploitation au lieu de disperser les courses entre Uber Driver, Excel, WhatsApp et PDF isolés.

Aujourd'hui, le chauffeur encode ses courses dans TaxiGer — y compris celles issues d'Uber ou Bolt — et la plateforme transmet les déclarations vers Chiron. L'objectif est une chaîne claire :

course créée → chauffeur assigné → départ → arrivée → données stockées → envoi Chiron → historique disponible.

L'équipe travaille en parallèle sur l'automatisation pour supprimer la ressaisie manuelle. Moins de zones floues, moins de stress au moment du contrôle.

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À ne pas dire pendant un contrôle

  • « Je vais envoyer ça ce soir. »
  • « Le chauffeur a oublié. »
  • « Normalement c'est dans l'autre téléphone. »
  • « C'est Uber/Bolt qui gère. »
  • « Je ne sais pas où est la donnée. »
  • « On a un Excel au bureau. »

Un contrôle n'est pas une discussion commerciale — c'est une vérification. Plus votre système est clair, plus vous êtes crédible.

Conclusion

Un contrôle se prépare en amont : documents, logiciel, données Chiron et procédures chauffeurs. Consultez aussi les montants d'amendes possibles selon les infractions constatées.

Étape suivante

Vous savez comment se passe un contrôle — consultez les montants d'amendes possibles selon les infractions constatées.

Amendes taxi en Flandre : ce que risque un exploitant

FAQ

Sources officielles

Aller plus loin

Cet article est fourni à titre informatif. Pour toute décision réglementaire, consultez les sources officielles flamandes ou votre conseiller juridique.